Des montagnes de cadeaux...III
30/11/2008

IL ME TARDE TANT QUE LE JOUR SE LEVE...
Mais le Père Noël n'a pas tout apporté. Enfin, normalement ! Et là l'enfant n'aura pas à voir avec le Père Noël, mais avec ses propres parents présents dans la réponse qu'il reçoit, que l'enfant sache ou non. En général, le principe de réalite conduit l'enfant à renoncer à une partie de ses rêves, et à être heureux de la part qu'il a reçue. Ici se déclinent dans chaque situation les versions de chaque famille et l'enfant va croiser le rapport de ses propres parents à la toute puissance. Ainsi, un père qui disait: "Je veux tout lui offrir, je ne veux pas que mon fils soit déçu" témoignait de sa propre difficulté à supporter lui même la limite.
Si l'on comprend ce moment psychique comme très conflictuel, en quoi l'imagination a-t-elle sa part aussi dans cette construction? Plaçons nous au moment où l'enfant croit au Père Noël et à l'importance de ce processus par rapport à l'imagination de l'enfant. Il va s'agir du rapport à la toute puissance, à l'idéal. L'enfant qui n'a pas été tous les jours très sage, sait que le Père Noël récompense tous les enfants. C'est rassurant.
Le Père Noël est une figure parentale idéale qui rassemble donc l'aspect maternel tout puissant et l'aspect paternel qui va limiter. Il garantit à tout enfant qu'il peut rêver, que son fantasme ne risque pas de se réaliser, que le rêve n'est pas réalité. Le Père Noël est alors une bonne adresse de projection et dont la réponse est importante. Et là tous les cas de figure sont possibles. Un enfant trop déçu, trop inhibé, peut prendre son fantasme pour dangereux ou se sentir mal aimé. En cela, la vie imaginaire risque de connaitre un destin compliqué et, pour chaque enfant, ce sera une construction singulière.
Nous n'avons pas développé l'aspect social et culturel qui est aussi important. Un enfant qui vit dans une favela au Brésil construit-il ses rêves de la même façon qu'un enfant fraçais vivant dans l'opulence? Côté psychique, l'économie est loin d'être assuré par l'opulence ! On peut imaginer qu'en grandissant Amélia aura tous les jouets qu'elle a demandé, plus même. L'enfant qui a le malheur de recevoir tout ce qu'il veut se trouve dans un imaginaire de toute puissance. Le rêve n'est pas possible. Alors il se désintéresse du cadeau, porte ouverte à un espace dépressif.
En tout cas, pour que le désir fonctionne, il est important que figure quelque chose qui manque, un désir qui n'a pas été réalisé. Il est sans doute aussi important que trop de choses ne manquent pas. Et là dessus le Père Noël n'est pas tout puissant ! Il peut permettre à chacun; où qu'il soit, de se construire dans l'alternance de ses rêves et de ce que la vie lui autorise.
Article de Véronique Dufour psychologue clinicienne de Starsbourg.
Catégorie :
Breves de creche
chatonmel, le 30-11-2008 à 18:40:47 :
Commentaire sans titre

Un beau dimanche sous le soleil...on ne dirait pas que noel approche lol
il nous manque un peu de decor blanc...koi que apres noel ce decor peu vite disparaitre mdrrr.
Je te souhaite une bonne journée
BISOUS
CHATONMEL